J'ai procédé à la construction de l'armature des cloisons du haut (l'espace de mon fils Lucas : sa chambre et
son salon qui deviendra chambre d'amis à l'occasion). Je peux ainsi continuer l'électricité.
On voit la différence avant et après la pose du velux !
Afin de finaliser le plafond du rez-de-chaussée, j'ai entrepris le chaînage ("un chaînage est une partie
rigidifiant horizontalement ou verticalement un mur").
Cette opération consiste donc à renforcer l'intervalle entre les fermes en y vissant 2, 3 ou 4 planches "à serrage" (soit juste un tout petit peu plus grandes que la dimension de façon à bien
consolider le tout).
Il m'a fallu prendre à chaque fois les dimensions. Les fermes, longues de 7 m, s'étaient différemment posées même si les gabarits au départ étaient identiques : de 60 cm du début, j'atteignais de
58,7 à 61,5 cm.
J'ai pu m'apercevoir tout de suite de l'efficacité du système : le plancher du haut ne danse plus du tout. J'avais évité cette étape dans ma première maison. Je suis heureux de l'avoir exécuté
cette fois-ci !
Nous
voici au stade de la réalisation du pignon du premier étage. Il devra être isolé par la suite avec le même isolant que les murs du rez-de-chaussée.
J’ai choisi de construire en priorité le cadre central qui reçoit l’œil de bœuf. Ce cadre est construit avec
les mêmes planches qui ont servi pour l’ossature de la maison, à savoir 2 x 2m50 en 230 mm sur 38 mm. Notez qu’une planche intermédiaire souligne l’emplacement réservé à l’œil de bœuf tout en
assurant une rigidité supplémentaire à la construction. L’assemblage du cadre a été réalisé avec des vis autoforantes de 60 x 120 mm. Le cadre est ancré au sol par ce même type de vis qui
traverse la plancher en osb et le gîtage de la ferme. L’ancrage supérieur quant à lui, est réalisé par vissage sur les deux pans du toit. Remarquez toutefois qu’une encoche a été taillée à
l’extrémité de chaque planche en contact avec la ferme afin de conserver le même alignement de la ferme
. Il ne faut, en effet, pas oublier que ce pignon servira de support aux plaques extérieures en aquapanel. La
planche assurant la largeur supérieure du cadre est rabaissée à la hauteur du renfort supérieur de la ferme et est fixée à cette dernière.
L’ouverture réservée à l’œil de bœuf a une dimension légèrement supérieure au châssis afin de laisser de
l’aisance en cas de distorsion des bois. Quatre cales de bois
assurent la liaison entre l’œil de bœuf et le cadre et sont traversés par une vis assurant la fixation de ceux-ci.
Ensuite il ne me restait plus qu’à « boucher les trous » latéraux avec trois planches du même type,
avec un écart de 60 cm (largeur de l’isolant). Une volige est fixée de part et d’autre du cadre central sur l’osb du plancher. Elle servira d’arrêt pour le revêtement intérieur en panneaux d’osb
3 du pignon.
Petit oubli vite réparé : voici les plans de la maison (j'ai accidentellement modifié certaines images,
mais j'espère que ce sera quand même parlant !) :
Première commande d'osb (à Big Mat) : 83 planches (soit 120 m²) de panneaux osb (Oriented Strand Board = littéralement : Panneau orienté de rives [comprenne qui pourra ! ] ; ce sont de
fines lamelles de bois traitées et condensées). J'ai choisi de l'osb3 qui supporte bien l'humidité.
Petite surprise : Ils ont un sens de pose : les tenons et mortaises ont un grand et petit côté à respecter.
Je fais attention à éviter de les placer l'une au-dessus de l'autre. 4 vis sur chaque longeron devraient être plus que suffisant !
Petite précaution à prendre : alterner les plaques du bas (commencer un mur sur la mortaise, l'autre sur le tenon) de façon à récupérer la partie de plaque que je devrai découper en arrivant en
haut. Je peux utiliser ainsi alternativement la partie mortaise et sur un autre mur la partie tenon. Les panneaux sciés, il reste une partie plate qui est inutilisable. En procédant ainsi,
j'utilise les deux parties intéressantes du panneau.
Sur le mur arrière : la baie vitrée de ma
chambre et la porte-fenêtre du salon.
La grosse cloison que nous appelons "la dorsale" dans laquelle il y aura de l'isolant acoustique et celle de ma chambre qui restera vide :
Etat actuel de la situation :
Pour visualiser le film, cliquez sur le petit sigle google, puis sur la ligne supérieure qui apparaît alors "google video"
Assez simple le procédé pour créer les cloisons intérieures. Elles ne sont pas porteuses. J'utilise de simples voliges (planche de 10 cm sur 1,8 cm). Cette fois, je préfère procéder sur place :
d'abord le cadre et ensuite j'y visse les longerons et les panneaux (d'un seul côté de la cloison pour pouvoir, à mon aise, y
installer les câbles électriques et autres) avant de tout refermer.
Je n'oublie pas de prévoir l'espace qui sera nécessaire entre la "dorsale" et la cloison. J'y glisse des déchets d'osb que je retirerai lorsque je terminerai la cloison après le placement des
câbles et de l'isolation.
Pour les 2 baies vitrées et portes-fenêtres, je scie la ceinture les deux planches au sol (la ceinture inférieure et
la lisse inférieure des cadres)
Un des longerons (les 2m50 qui font la hauteur du cadre) saute aussi. Il faut disquer les 3 tire-fonds qui restent
après extraction.
On remet un nouveau longeron qui va servir d'appui au linteau.
Une planche qui va dans l'autre sens finira l'appui du linteau.
Il suffit à présent de rajouter la planche qui servira de linteau. J'utilise desvis "tork". D'autres préfèrent les "Formel" autoamorçantes.
Toujours bien vérifier avec un niveau à toutes ces étapes !
Plus tard on précisera comment fixer la porte-fenêtre. Pour les baies vitrées, j'ai doublé les longerons afin de les solidifier. Pour la porte, j'ai préféré faire un linteau plus court.
Après la fin du terrassement, je fixe une ceinture inférieure sur tout le périmètre de la maison (sur une couche de
roofling ["écran sous toiture" en France ?]).
On peut dès lors commencer à fixer les cadres.
Régulièrement, je vérifie les niveaux et je visse (vis de 7 cm) une planche au dessus des cadres de façon à les solidariser et à rigidifier le tout. C'est la ceinture supérieure.
Pour les coins, j'ajoute une planche à l'extrémité d'un cadre, deux à l'extrémité d'un autre.
Pour fixer le tout, j'ai décidé de procéder avec des vis à clouer (encoche, forage à travers les 2 planches, la chape et le haut de l'hourdi, cheville, rondelle, vis et marteau).
L'ossature extérieure est terminée.
Pour visualiser le film, cliquez sur le petit sigle google, puis sur deux fois sur la ligne supérieure qui apparaît alors "google video"
Au tour de la cloison centrale. Nous reprenons les gabarits que nous avions conservés et nous fabriquons 5 cadres ordinaires plus un de
1m80 pour arriver au bout de la cloison. J'y rajoute une poutre qui rejoint le mur gauche de la maison de façon à ce que les fermes (les triangles qui forment la charpente) aient un appui
supplémentaire.
Il ne me reste plus qu'à pratiquer les ouvertures pour la porte et les fenêtres. Selon les nécessités, je rajoute un ou deux longerons. A chaque fois, je compense la découpe par un linteau.
Pour pouvoir continuer malgré le temps (pluies ou canicule), nous mettons une bâche.
Foutu Eole !
Ma maison a un "toit" mais il y a comme une curieuse impression de piscine inversée
C'est un excellent professionnel qui s'y connaît bien, est de bon conseil et a du bois d'excellente qualité.
Je lui commande +- 170 planches de 2m70 de long, 23 cm de large et 3,7 cm d'épaisseur.
J'ai conçu des gabarits pour créer des cadres de 1m20 de large et 2m57 de haut.
Au prix où sont les terrains dans la région que j'ai choisi d'habiter, j'ai dû me contenter
d'un petit de 5 ares (ça, ça me convenait très bien !) dont la moitié est en forte pente, le tout à défricher en totalité + démolition d'un vieil hangar
:
A 53 ans, j'ai décidé de construire ma maison. C'est la 2è que je construis de a à z. J'en ai retapé deux en France où j'ai vécu 4 ans. Mon objectif:qu'elle coûte moins de 50000 €. Pour réussir,c'est la loi de la récup et de l'occasion