Pour l'isolation, j'ai opté pour de l'homatherm
qui a un excellent rapport qualité/prix (6000 € quand même !) pour ses excellentes capacités d'isolation.
Il existe en différentes tailles.
Personnellement, j'ai choisi 20 cm pour les parois extérieures (qui en font 23 de large) et 14 cm pour le
toit (les fermes en font 20).
Les "panneaux" font 125/58/6, 8, 12, 14, 20 cm
Malheureusement, la quantité dont j'avais besoin n'était pas en stock,. Mon fournisseur (moins cher que bigmat
: scierie Warnier à Floreffe) s'est débrouillé pour m'en avoir de
dimensions différentes pour compenser. J'ai donc reçu du 20, du 12 + 8, du 14, et du 6 +8.
La pose est relativement facile, mais ça reste un travail long et fastidieux.
Pour l'extérieur, j'avais prévu l'écartement des longerons en fonction de l'isolant. Aucune découpe n'est donc
nécessaire. J'alterne des panneaux de 20 cm et de 12+8 cm. Je couvre ensuite avec un pare-vapeur.
Pour l'intérieur, l'écartement des fermes de 60 cm m'oblige à faire des découpe de 61 cm (pour la découpe voir
l'article dans truc et astuce ). J'utilise une scie circulaire principalement (c'est elle la plus
pratique) et un couteau électrique si nécessaire.
Le faîte n'est pas facile à faire, mais ça va.
Petit truc : en cas de deux épaisseur : commencer par la plus fine, la plus grosse étant plus rigide, le
maintien est meilleur.
Pour éviter de devoir prendre des repères à chaque extrémité et parfois au milieu de ce que vous devez mesurer,
il suffit de glisser le mètre sur toute la longueur.
En ce qui concerne la douche, j'ai décidé de m'en
construire une sur mesure. Elle fera 1,13 m/ 0,97 m.
J'ai commencé par construire la cloison sur laquelle j'ai fixé un mitigeur thermostatique
, les pommeaux
(eh oui, je m'offre
un peu de luxe !) sont sur la paroi salle de bain/buanderie.
Pour le bac, je décide de placer une bâche (percée à l'endroit de l'évacuation) que j'agrafe avec de fines lattes
. Elles me servent de guides
pour le
mortier.
J'y ai ajouté du compaktuna
(en Belgique, sikatop ou dyrup en France ?) pour rendre le mortier hydrofuge à l'aide
d'un mélangeur fixé sur ma foreuse
.
Je le pose après avoir placé le sterfput
("siphon de cour" en France) auquel j'ai déjà collé la canalisation d'évacuation après l'avoir enduit de liquide vaisselle pour le
faire glisser plus facilement, et de colle, ensuite (après avoir bien essuyé), pour que ça tienne solidement.
Ce qui nous donne :
Les poses de la porte et du carrelage viendront dans quelques jours.
Pour le carrelage, j'ai choisi un carrelage monocibec sassolo cotto 33x33 un peu dans le style provençal
. J'ai choisi de les mettre en ligne droite afin de donner une impression de grandes
pièces, la pose en quinconce donne l'impression inverse.
Un ami professionnel en congé de la construction m'a prêté son matériel dont ses
coupe-carrelages
et son niveau laser à angles
.
Je prends dès le départ quatre repères
dans les pièces afin de pouvoir obtenir des lignes droites.
Je pose (sans coller) deux premières rangées pour voir où commencer
.
Pour la colle, je choisis de la Knauff, un peu plus chère
mais dont on m'a recommandé l'excellente adhésion. Une bonne fluidité est nécessaire
pour que la colle se répartisse au mieux sous le carrelage, mais pas trop !
Je répands la colle par longueur grossièrement et à l'horizontale dans un premier temps
, plus minutieusement à la verticale dans un second temps
. Je rectifie la pose si nécessaire par de légers coups de maillet en bois incliné
dans le sens de la rectification.
Il ne me reste qu'à les poser régulièrement en m'aidant des croisillons (je ne les enfonce pas au coin, c'est
trop difficile de les retirer par la suite ; en plus la majorité des carrelages sont rarement d'équerre, la pose est donc faussée dès le départ et bonjour les dégâts à l'arrivée !)
. Une fois la longueur finie, je les récupère pour la suivante.
Résultats :
Il ne me reste plus qu'à effectuer la coulée pour assurer les joints.
Pour la chape de propreté, j'opte pour une chape sèche de 6 cm de hauteur (+- 10 m³/ 75 m²). Je vais
directement chercher le ciment et sable du rhin mélangés chez BPMN tout près
.
Après avoir protégé mes trous d'évacuation
, je peux procéder.
Pour bien la réussir, je me sers de guides
que je place au bon niveau (avec mon mètre, en tapotant avec
mon maillet de bois)
sur lesquels je glisse mon ril une fois la chape grossièrement étalée
au râteau . J'utilise alors des taloches
pour bien aplanir la chape (je vais carreler ensuite, il faut qu'elle soit parfaite !). Il m'arrive de combler des trous avec des poignées de ciment/sable que
je jette et taloche.
Je n'ai plus qu'à retirer les guides
et combler les vides quand la chape est suffisamment prise.
Résultats :
Remarque : il faut des genoux solides et bien les protéger pour ne pas qu'ils soient mordus par l'acidité du
ciment et du sable !
Pour mes seuils, j'ai choisi de la pierre bleue. Je les ai trouvés à un bon prix (36 € HTV) au stock américain de
Fosses-La-Ville.
Ils ont 1 mètre de long, 25 cm de large et 5 cm de haut.
J'ai repris tous les niveaux avant de procéder afin de ne pas avoir de mauvaises blagues. Bien m'en a pris. Je me suis aperçu grâce au niveau laser que l'on m'a prêté que j'avais quelques
imprécisions dans les niveaux précédemment pris. Rien de grave heureusement, mais j'ai rectifié. J'ai entre autres remonté la porte d'entrée.
Je pose d'abord une bonne couche de ciment
auquel j'ai rajouté un produit spécial
conçu pour favoriser son adhésion à la pierre.
Ensuite quelques briquaillons
et je peux poser ma pierre
.
Pour l'alimentation en eau des radiateurset des sanitaires, j'utilise des nourrices avec autant d'entrées que nécessaire
.
Je dois ensuite y ajouter des vannes et des raccords
.
Afin de pouvoir couper l'alimentation de chacun des radiateurs que je vais installer, je prévois un raccord et une vanne à chaque sortie de nourrice tant pour la froide (bleue) que la chaude
(rouge)
Pour les raccords d'une nourrice à l'autre, j'opte pour le cuivre
.
J'utilise un coupe tube. Magique ! C'est en temps réel ! Mais si ! Mais si !
Afin de souder les différentes parties du montageet de finaliser le montage, il faut préparer le cuivre en en ôtant toute trace d'oxydation. Il faut donc frotter les bouts à la paille de fer.
Pour souder, je chauffe les différentes parties
et ensuite, j'y glisse le fil d'étain qui fond alors.
Pour fixer définitivement les raccords et vannes, j'utilise du chanvre
(plutôt que du teflon, celui-ci rendant le dévissage impossible en cas de nécessité, par
exemple si la vanne ne parvient pas à faire un tour complet en fin de vissage ; le chanvre, lui permet toutes les manœuvres ultérieures) que j'entoure autour du filet du raccord. Je n'ai plus
ensuite qu'à l'enduire de la pâte à étanchéifier
.
Il est nécessaire de bien serrer les raccords et vannes.
Il est tout aussi nécessaire de bien serrer les vannes au tube en PER qui vont aux radiateurs.
Pour être sûr de mon installation électrique, numéroter et identifier les fusibles, après avoir relier toutes les
terres à leur barette, je réunis tous les neutres (bleus) à une des bornes de mon multimètre
, et, après avoir mis une prise court-circuitée
dans une entrée
, je touche chaque phase (brune) jusqu'à une
réaction.
Il ne me reste dès lors qu'à raccorder et visser
chaque fusible et à indiquer quel est son
circuit
Sur l'OSB, j'ai choisi de mettre des plaques de plâtre de 2m60 sur 1m20.
Les découpes sont simples : un coup de cutter côté face là où cela s'avère nécessaire, un petit coup et la plaque se brise en deux. Il suffit dès lors de couper au cutter le côté pile.
Pour les prises et interrupteurs, je mesure
, trace , et utilise le
marteau. A posteriori, je regrette de les avoir placés avant le gyproc, tout au moins à certains endroits. Je dois remettre du
plâtre
afin de les refixer
.
Je les visse avec des petites vis de 25 mm
pour être sûr de ne pas percer un câble
électrique placé à l'arrière de l'OSB.
Je vais poser des cornières
à chaque coin
de manière à obtenir un beau fini.
:
A 53 ans, j'ai décidé de construire ma maison. C'est la 2è que je construis de a à z. J'en ai retapé deux en France où j'ai vécu 4 ans. Mon objectif:qu'elle coûte moins de 50000 €. Pour réussir,c'est la loi de la récup et de l'occasion