Deux hommes, un plus expérimenté, l’autre plus jeune, sont arrivés.
Après avoir mis les barrières de sécurité
et installé leur matériel, le plus âgé commence à creuser
après que le jeune ait disqué le morceau de route concerné
.
Le Socarex
est inséré dans la gaine
que j’avais installée à partir de la maison à la tranchée que j’avais préalablement
creusée.
Ils installent l’ « obus »
qui va traverser la route propulsé par
l’énergie de la « marmite » (comme ils l’appellent). Le terrain, assez schisteux, rendra difficile et long la percée, mais finalement, alors qu’ils auront chacun de leur côté
préparé la suite des événements, l’obus parviendra à son but
.
Le plus âgé a préparé l’installation de la nourrice mère : il a garni les raccords avec du chanvre
, relié la nourrice au socarex
, tout mis en place pour l’installation du compteur.
Le plus jeune a dégagé la conduite, malgré les câbles de téléphone et les grosses pierres qui entouraient le tuyau
. Après l’avoir nettoyé à l’aide d’une ceinture un peu spéciale
, il met en place une sorte de courroie semi-rigide à laquelle il attache la pièce qui creusera la conduite afin de laisser passer l’eau
.
Quand, enfin, l’obus atteint son but, il ne lui reste plus qu’à percer cette pièce
et à raccorder le socarex auquel l’obus a cédé sa place
. Il assure
ensuite l’étanchéité de ce raccord
.
Pendant ce temps, le plus âgé installe le compteur
.
Plus qu'un dernier coup d'étanchéité
, et ça y est mon compteur est en place et
fonctionne
.
Ils ne leur restent plus qu’à reboucher et nettoyer
.
Pour procéder au raccordement à l'eau, j'ai dû louer une carotteuse afin de percer les 6 trous nécessaires (1 pour l'arrivée, 5
pour les évacuations) Ça coûte un os, mais franchement ça vaut la peine ! Il y a quand même les ourdis, le ferraillage et la chape en béton à traverser !
A Temploux, dans ma première maison, j'avais fait les trous moi-même avec un marteau-piqueur. Ça avait pris un temps fou. Ici, 1/4 h par trou + le temps d'aménagement de l'espace, les différents
aléas auxquels je m'habitue (la carotte qui reste coincée dans la carotteuse, le trou prévu qui arrive juste au-dessus d'une souche,.... ). Il m'a fallu +- 25 litres d'eau par trou (il faut de
l'eau pour me raccorder à l'eau, ironie de la vie ! ;-) !
J'ai décidé de louer le pied avec la carotteuse c'est moins dangereux ! Les secousses de la machine, très puissantes, peuvent vraiment blesser gravement.
En images :
En film :
Et donc en conclusion :
Je devrais peut-être songer à mettre cette magnifique oeuvre d'art contemporaine sur un site d'enchères, non ?
Outils nécessaires: une tenaille (pour couper les fils), une pince à dénuder, un tournevis et une pince (principalement pour retirer les
plaques dans les blochets doubles
si il s'agit du même circuit, sinon, on
le laisse).
Matériaux utilisés (par moi, en tout cas)
: des prises simples ou à encastrer, des interrupteurs simples,
doubles
ou bipolaires (avec témoin lumineux en cas de
fonctionnement à l'extérieur [pour voir si on a bien éteint] ; et donc des leds
pour ces témoins lumineux) et des connecteurs.
Pour raccorder les prises, le procédé est assez simple : le fil bleu avec le fil bleu, le fil brun avec le fil
brun et le fil jaune et vert avec le fil jaune et vert !
Pour commencer, il est souvent nécessaire de recouper les fils à la bonne longueur
. Ensuite il est nécessaire de les dénuder à bonne distance (un peu plus long si
on passe par un connecteur, cf plus loin)
Par convention, on met le fil brun (Ph) à gauche, le bleu à droite (N) et, par nécessité, le jaune et vert au
milieu (T) juste devant la sécurité.
Quand c'est nécessaire (en cas de double prise ou d'arrivée et départ multiples), on utilise un connecteur ou
connexe en plus
: soit on relie ensemble les deux prises par un fil de
même couleur et ensuite on les relie par un connecteur aux fils (toujours de même couleur) qui partent au tableau, soit on relie chaque fil à un même connecteur et on les relie à chaque
prise.
Un connecteur ne peut comporter que des fils d'une seule et même couleur !!!!
Dès ce moment, il n'y a plus qu'un seul fil à relier à la prise (comme décrit ci-dessus, mais je préfère
répéter) : on visse le brun à gauche, le bleu à droite et la terre au centre de façon à ce qu'elle soit bien reliée à la sécurité
.
Il faut alors, après avoir bien enfoncé les connecteurs au fond du blochet, enfoncé la prise, la visser aux
deux vis latérales en la faisant coulisser éventuellement pour la mettre bien droite. Et remettre l'avant.
Pour raccorder les interrupteurs, ça dépend de l'interrupteur :
l'interrupteur simple : on relie le fil brun à l'entrée gauche de la prise et on relie les deux autres fils
par des connecteurs
l'interrupteur bipolaire : on ajoute le led et le neutre, le reste avec des connecteurs
l'interrupteur avec un va et vient : on relie le brun et les deux pilotes noirs, le reste avec des
connecteurs
Au départ de tout : un alternateur : c'est une machine rotative (dans la centrale électrique) qui produit du
courant par magnétisme [un aimant tourne autour de 3 bobines, appelées "phases", autour d'un centre, le "neutre"]
On relie l'électricité "générale" à chaque maison dans le compteur électrique. Dans une habitation, on peut
trouver du triphasé (relié au trois bobines) ou du monophasé, c'est-à-dire, dans mon cas, je ne serai relié qu'à une des phases de la centrale.
Du tableau de fusibles, on amène à chaque prise ou interrupteur, un fil bleu (le Neutre) relié au neutre de
l'alternateur de la centrale, et un fil de couleur différente (souvent brun, la Phase) relié à une (monophasé) ou aux phase(s) (triphasé) de l'alternateur de la centrale électrique. Toujours du
tableau, repartent plusieurs circuits pour les prises et interrupteurs, composé donc d'un neutre (le fil bleu), d'une phase (le fil brun) et en plus une terre (le fil vert et
jaune).
Cette terre (reliée à la "tresse de terre") permettra, en cas de perte de courant (due à un court-circuit ou à
tout autre raison), de faire en sorte que l'électricité passe par ce fil (beaucoup plus conducteur) au lieu de passer par le corps humain.
Sur les prises, c'est lorsqu'on y met la fiche que le contact s'effectue
Sur les interrupteurs, c'est une "barrière" qui se baisse ou se relève selon sa position.
J'ai procédé à la construction de l'armature des cloisons du haut (l'espace de mon fils Lucas : sa chambre et
son salon qui deviendra chambre d'amis à l'occasion). Je peux ainsi continuer l'électricité.
On voit la différence avant et après la pose du velux !
Pour placer le velux (un ggl à rotation manuelle de 114/118 cm, le standard le plus grand), il m'a fallu faire
appel à ma mémoire. Le mode d'emploi
de la marque manque de clarté. Heureusement,
comme j'en ai déjà placé plusieurs, j'ai réussi à y voir clair.
Il faut bien se mettre en tête que lorsqu'on place un velux, il faut faire très attention à parvenir à une
étanchéité parfaite. Les différentes pièces doivent être posées avec beaucoup d'application, toujours en partant du bas de façon à ce que les pièces se recouvrent au fur et à mesure du
montage.
En ce qui me concerne, pour commencer, j'ai bien mesuré la hauteur et la largeur de la pièce afin de le centrer
au mieux. Ensuite, j'ai scié la ferme qui encombrait, ainsi que l'osb sur lequel reposent les tuiles (le mode d'emploi recommande 4,5 cm de plus que la hauteur du velux, et entre 4 et 6 cm de
plus en largeur ; j'ai été plus un peu plus généreux, c'est plus facile pour la suite). J'ai renforcé le haut et le bas de ladécoupe par deux planches.
J'ai enfin pu retirer les tuiles et scier les lattes sur lesquelles elles reposent.
J'ai ensuite préparé la pose du dormant (la partie fixe du chassis) : après avoir retiré la latte et les deux
petits morceaux de bois qui servent à …. (j'en sais fichtre rien, protéger le velux pendant le transport ?), j'ai vissé les "arrêts" à chacun de ses coins
. C'est grâce à ces arrêts que je pourrai arrimer le velux au toit. Une ligne rouge indique le sens de la pose des arrêts
.
Je prends le temps de bien poser les arrêts sur les lattesque j'ai ajoutées de façon à le placer au mieux pour la suite des événements c'est-à-dire
de façon à ce qu'il ne soit nécessaire que de couper les tuiles d'un côté (cf plus loin)
Michel m'a donné un coup de main.
Je place d'abord les éléments d'étanchéité du dessous : celle directement sur le toit
(le renvoi d’eau inférieur avec une bavette gaufrée pour s’adapter aux tuiles) et celle sur
le dormant
. Il faut 8 cm entre la fenêtre et la première rangée de tuiles. La partie ondulée recouvre les tuiles
Je m'applique à bien la mouler pour éviter que l'eau ne puisse remonter en dessous.
Je pose ensuite la première protection du côté où les tuiles seront justes
Il faut compter une distance de 10 cm entre la fenêtre et la rangée de
tuiles.
Il suffit de les repousser pour pouvoir travailler à l'aise, on les replacera par la suite. On place alors le
premier des éléments latéraux composé d'une double "rigole"et d'un joint en mousse imputrescible sur lequel on placera les tuiles
.
On le recouvre ensuite avec un "chapeau" (ouPROFILÉ LONG DORMANT)
et de la demi-protection (ouPROFILÉ COURT DORMANT) quicomplète celle qui est sur l'ouvrant
. On visse celle-ci directement sur le dormant à l'endroit de la charnière
.
Pour le haut, on place la première pièce
dans laquelle viendra s'encastrer un "capot"
toujours avec un joint en mousse imputrescible
.
Il faut arrimer l'ensemble soit en les clouant, soit avec de petites attaches vendues, et avec le velux, et
avec les pièces de raccordement qui conviennent
(en ce qui me concerne, des tuiles).
On replace alors les tuiles au fur et à mesure. On disque celles qui sont trop grandes (les disques à pierre
fonctionnent [1/tuile], mais je conseille un disque en diamant (1/3 ou 4 tuiles])
C'est à présent qu'arrive le moment le plus délicat : la pose de l'ouvrant. Surtout quand il s'agit d'un velux
aussi grand et donc plutôt lourd. Il n'y aura pas de photo. La reporter a dû m'aider pour cette étape. Il faut faire passer le dormant par l'encadrement en prenant soin de placer la barre
d'ouverture en bas et vers l'extérieur (pas comme sur cette photo
! la barre doit
être tournée vers l'extérieur). Il faut le monter assez verticalement. Il s'agit alors de faire glisser la "chevillette" dans la charnière
. C'est à ce moment qu'on regrette de n'avoir que deux mains ! Dès que c'est réussi (inutile
de vous dire qu'on n'y est pas arrivé du premier coup, ni du deuxième, ni…. !), on renverse totalement l'ouvrant qui prend alors sa position définitive.
Afin de finaliser le plafond du rez-de-chaussée, j'ai entrepris le chaînage ("un chaînage est une partie
rigidifiant horizontalement ou verticalement un mur").
Cette opération consiste donc à renforcer l'intervalle entre les fermes en y vissant 2, 3 ou 4 planches "à serrage" (soit juste un tout petit peu plus grandes que la dimension de façon à bien
consolider le tout).
Il m'a fallu prendre à chaque fois les dimensions. Les fermes, longues de 7 m, s'étaient différemment posées même si les gabarits au départ étaient identiques : de 60 cm du début, j'atteignais de
58,7 à 61,5 cm.
J'ai pu m'apercevoir tout de suite de l'efficacité du système : le plancher du haut ne danse plus du tout. J'avais évité cette étape dans ma première maison. Je suis heureux de l'avoir exécuté
cette fois-ci !
La pose d'une clenche (ou poignée de porte) est assez simple, mais comme je voudrais vraiment décrire la
construction d'une maison de a à z, ....
Pour poser la clenche que j'ai
choisie, il faut d'abord installer la barre qui unira les deuxpoignées
. Souvent celles-ci sont vendues avec deux barres de longueurs différentes pour des portes
plus ou moins épaisses.
Après l'installation de la barre, il faut disposer les poignées
.
Ensuite, il s'agit de visser le barillet
(celui-ci est provisoire).
Une fois qu'on a bien vérifié la verticalité de la plaque
, on peut forer les trous
de part en part de la porte à l'endroit de la poignée prévu à cet effet
.
Une vis "creuse" accueille alors la vis "pleine" qu'on fixe de l'autre côté
.
Idem pour la fixation d'en-dessous de la clenche
.
Ça y est : il est là ! Posé, peint, isolé !
J'ai demandé à une école de menuiserie de se charger du châssis de l'oeil de boeuf d'un mètre qui servira de fenêtre à la cuisine. J'ai juste payé le prix du bois.
Ensuite je suis allé aux Miroiteries de la Meuse pour qu'il me place le vitrage. Excellent travail !
Et maintenant, ça y est tout est fermé !
Je me sens de plus en plus chez moi.
J'ai le profond regret de vous faire
part du décès de 3 foreuses (deux offertes dans doute par saint-nicolas à mon amie et une qui me tenait compagnie depuis la construction de ma première maison à Temploux il y a 30 ans, snif !), une
visseuse (foutues batteries à la noix !) et une scie sauteuse (aussitôt remplacée puisque toujours sur garantie par sa soeur jumelle grâce aux toujours aussi charmantes caissières de mon magasin
préféré : le Mr Bricolage de
Malonne)
:
A 53 ans, j'ai décidé de construire ma maison. C'est la 2è que je construis de a à z. J'en ai retapé deux en France où j'ai vécu 4 ans. Mon objectif:qu'elle coûte moins de 50000 €. Pour réussir,c'est la loi de la récup et de l'occasion