Pour être sûr de mon installation électrique, numéroter et identifier les fusibles, après avoir relier toutes les
terres à leur barette, je réunis tous les neutres (bleus) à une des bornes de mon multimètre
, et, après avoir mis une prise court-circuitée
dans une entrée
, je touche chaque phase (brune) jusqu'à une
réaction.
Il ne me reste dès lors qu'à raccorder et visser
chaque fusible et à indiquer quel est son
circuit
Ce jeudi 30 juillet, Vinçotte a contrôlé et accepté mon installation électrique.
Je serai plus détaillé dans certains articles qui vont suivre, mais déjà voici les schémas nécessaires au moment de leur visite.
J'ai 16 circuits qui respectent la réglementation belge : pas plus de 8 prises ou interrupteurs sur un circuit, un pour le lave-linge, un pour le lave vaisselle, un pour le four électrique,... au
moins deux circuits d'éclairage sous fusible de 10 ampères (en 2,5 mm² même si du 1,5 mm² aurait suffit), un circuit pour la sonnette avec le transfo dans le tableau de fusible sous un fusible de 6
ampères, un circuit séparé pour la salle de bain,... ). Il y a aussi les deux différentiels, celui de 300 m ampères et de 30 m ampères + le relais jour/nuit pour le boiler.
Après la visite, je complète en signalant qu'il est normalement nécessaire d'établir un circuit en parallèle du lave-linge si on câble en 2,5 mm². Heureusement, le contrôleur a été tolérant étant
donné le nombre de prises prévue en 30 milliampères (le boiler à côté du lave-linge pouvant être installé sur le 300 milliampères)
Voici d'abord le schéma unifilaire : chacun des 16 circuits est représenté avec tout son contenu à l'aide de symboles (barette de
terre
et mise à la terre
[difficiles à voir sur le schéma, mais c'est la ligne en bas à gauche], simple
prise
, double prise
, interrupteur
, interrupteur va et vient
, canalisation encastrée dans une paroi
, ...) qu'on peut trouver sur le site de Vinçotte.
Il suffit ensuite d'utiliser un logiciel de micro-édition (publisher par exemple, ça peut aller avec word aussi, mais c'est plus long) pour le finaliser. Il existe des logiciels spécialisés
(certains gratuits) mais leur apprentissage aurait pris trop de temps pour une seule installation.
Il est complété par le schéma de position reprenant la situation et le circuit (ou canalisation) des différents éléments électriques.
Outils nécessaires: une tenaille (pour couper les fils), une pince à dénuder, un tournevis et une pince (principalement pour retirer les
plaques dans les blochets doubles
si il s'agit du même circuit, sinon, on
le laisse).
Matériaux utilisés (par moi, en tout cas)
: des prises simples ou à encastrer, des interrupteurs simples,
doubles
ou bipolaires (avec témoin lumineux en cas de
fonctionnement à l'extérieur [pour voir si on a bien éteint] ; et donc des leds
pour ces témoins lumineux) et des connecteurs.
Pour raccorder les prises, le procédé est assez simple : le fil bleu avec le fil bleu, le fil brun avec le fil
brun et le fil jaune et vert avec le fil jaune et vert !
Pour commencer, il est souvent nécessaire de recouper les fils à la bonne longueur
. Ensuite il est nécessaire de les dénuder à bonne distance (un peu plus long si
on passe par un connecteur, cf plus loin)
Par convention, on met le fil brun (Ph) à gauche, le bleu à droite (N) et, par nécessité, le jaune et vert au
milieu (T) juste devant la sécurité.
Quand c'est nécessaire (en cas de double prise ou d'arrivée et départ multiples), on utilise un connecteur ou
connexe en plus
: soit on relie ensemble les deux prises par un fil de
même couleur et ensuite on les relie par un connecteur aux fils (toujours de même couleur) qui partent au tableau, soit on relie chaque fil à un même connecteur et on les relie à chaque
prise.
Un connecteur ne peut comporter que des fils d'une seule et même couleur !!!!
Dès ce moment, il n'y a plus qu'un seul fil à relier à la prise (comme décrit ci-dessus, mais je préfère
répéter) : on visse le brun à gauche, le bleu à droite et la terre au centre de façon à ce qu'elle soit bien reliée à la sécurité
.
Il faut alors, après avoir bien enfoncé les connecteurs au fond du blochet, enfoncé la prise, la visser aux
deux vis latérales en la faisant coulisser éventuellement pour la mettre bien droite. Et remettre l'avant.
Pour raccorder les interrupteurs, ça dépend de l'interrupteur :
l'interrupteur simple : on relie le fil brun à l'entrée gauche de la prise et on relie les deux autres fils
par des connecteurs
l'interrupteur bipolaire : on ajoute le led et le neutre, le reste avec des connecteurs
l'interrupteur avec un va et vient : on relie le brun et les deux pilotes noirs, le reste avec des
connecteurs
Au départ de tout : un alternateur : c'est une machine rotative (dans la centrale électrique) qui produit du
courant par magnétisme [un aimant tourne autour de 3 bobines, appelées "phases", autour d'un centre, le "neutre"]
On relie l'électricité "générale" à chaque maison dans le compteur électrique. Dans une habitation, on peut
trouver du triphasé (relié au trois bobines) ou du monophasé, c'est-à-dire, dans mon cas, je ne serai relié qu'à une des phases de la centrale.
Du tableau de fusibles, on amène à chaque prise ou interrupteur, un fil bleu (le Neutre) relié au neutre de
l'alternateur de la centrale, et un fil de couleur différente (souvent brun, la Phase) relié à une (monophasé) ou aux phase(s) (triphasé) de l'alternateur de la centrale électrique. Toujours du
tableau, repartent plusieurs circuits pour les prises et interrupteurs, composé donc d'un neutre (le fil bleu), d'une phase (le fil brun) et en plus une terre (le fil vert et
jaune).
Cette terre (reliée à la "tresse de terre") permettra, en cas de perte de courant (due à un court-circuit ou à
tout autre raison), de faire en sorte que l'électricité passe par ce fil (beaucoup plus conducteur) au lieu de passer par le corps humain.
Sur les prises, c'est lorsqu'on y met la fiche que le contact s'effectue
Sur les interrupteurs, c'est une "barrière" qui se baisse ou se relève selon sa position.
Ca y est : je viens d'acheter de quoi remplir mon tableau de fusibles.
Tous les circuits seront donc reliés à ce tableau.
J'installe des disjonteurs (rouge pour les 10 ampères de l'éclairage, bleu pour les 20 ampères du reste) un à un en les clipsant
, ainsi que les différentiels, le 03 pour la maison, 003 pour les machines à eau
), le transfo pour la sonnette (détail important : le 220 volts doit être
transformé en 12 volts pour éviter le moindre danger).
Il faudra que je raccorde tout ça bientôt.
A partir du tableau de fusibles partent les tubes précâblés
. Il y aura des circuits éclairages, des circuits prises
et quelques circuits mixtes.
Je fais partir des câbles de chaque blochet
en les vissant aux cloisons
et en les clouant au sol
grâce à des petits "ponts"
cloués avec des clous "obo" et la poignée adéquate
spéciaux pour le béton. C'est Lucas qui s'y colle
Il y a des raccordements simples où les trois câbles du tube suffisent
, et d'autres, un peu moins simples, qui nécessitent le rajout de deux autres câbles
.
Ceux-ci (appelé "va et vient") sont nécessaires pour les pièces avec deux interrupteurs (quand il y a deux entrées possibles). Pour rajouter ces deux fils,
je les fixe d'abord solidement tous les cinq ensemble
.
Je fais passer alors dans un tube plus épais
un tire-fil
Je demande alors à mon fils, Lucas, de tirer d'un côté pendant que je pousse de l'autre
.
Je dois exécuter cette manœuvre pour le hall d'entrée, le salon
, …
Je dois percer les cloisons pour passer la plupart des câbles. J'utilise une mêche plate de 26, pour laisser un peu de place au tube.
Dans une maison, il existe principalement deux types de circuits : celui de l'éclairage et les prises
électriques. Les prises ont besoin de recevoir du 20 ampères alors que les lampes ont besoin de 10 ampères. Les câbles qui relient les prises et interrupteurs peuvent donc être de diamètres
différents : 1.5 pour les lampes, 2.5 pour les prises. En ce qui me concerne, je n'utiliserai que du 2.5.
La prise ou interrupteur est relié par des câbles au tableau des fusibles (ou plus exactement au
disjonteur qui protège contre les surcharges et les couts-circuits. Pour simplifier, contre les incendies). On fabrique à présent des tubes précablés où on retrouve un câble directement lié
à la protection des personnes et utilisé par le disjoncteur différentiel (il y en a un principal, pour toute l'installation). C'est le câble de terre (ou protection électrique) jaune et vert. Il
y a encore deux autres câbles : la phase et le neutre (souvent brun et bleu).
Dans le tableau, il y a aussi deux
différentiels (contre les différences de courant aller/retour. C'est une protection directe pour les personnes.) : un pour tous les appareils utilisant de l'eau et la salle de bain, l'autre pour
le reste de l'électricité de la maison. Si le disjoncteur interrompt le couranten cas de courant trop important, le différentiel interrompt le
courant électrique en cas de perte de quantité d'électricité qui part et qui lui revient.
Le tableau de fusibles doit être relié au câble de terre préalablement enfoui dans le sol autour de la
maison.
Le compteur électrique vient en complément du tableau de fusibles.
Je sais que cette explication est un peu simpliste, mais cet article est spécialement dédié à mon amie, une
ignorante totale en ce qui concerne l'électricité.
J'ai décidé d'acheter la majorité des matériaux électriques chez LCR sprl (Chaussée de Perwez 410 5003Saint-Marc (Namur) tel : 081 74 31 12 Fax : 081 74 63 92 mail : info@lcrsa.be). Le jeune homme à la caisse est de bon conseil et leurs prix intéressants. Là-dessus, je ne lésine pas ! Pas de bricolage, ni de récupération, ni de
premier prix. Le risque n'en vaut pas la chandelle.
J'ai commencé par déterminer la place des prises (par des x) et interrupteurs (par des o). Les prises seront à
plus de 15 cm du sol tel que précisé dans la brochure.
Je découpe alors (à l'aide d'une scie cloche spécialement achetée pour cet usage)
les ouvertures
où s'encastreront les blochets (c'est le mot belge, en France on parle de boîtes à encastrer). Je double les ouvertures si nécessaire à l'aide d'un gabarit
.
Je rejoins les deux ouvertures
à l'aide de la scie sauteuse
. Dans l'ouverture obtenue alors, je glisse mon blochet
. Il restera à cabler ce blochet. Suite au prochain numéro !!!
:
A 53 ans, j'ai décidé de construire ma maison. C'est la 2è que je construis de a à z. J'en ai retapé deux en France où j'ai vécu 4 ans. Mon objectif:qu'elle coûte moins de 50000 €. Pour réussir,c'est la loi de la récup et de l'occasion